Folles mélancolies

300 pages
27 février 2020
21 €
ISBN : 978-2-36732-193-6
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Auteur : Teresa Veiga

Traducteur : Ana Torres

Description

« Lire les onze nouvelles de ce magnifique recueil c’est accepter de plonger corps et âme dans les univers multiples et élégants de Teresa Veiga que je découvre avec émerveillement.
Le langue est belle et fluide, la maîtrise de la narration jongle avec les styles et les ambiances, pénètre les âmes de ses femmes et de leurs destinées. Car oui il est bien ici question de nouvelles où les héroïnes ou anti-héroïnes sont le centre de l’univers et évoluent, créent, aiment, sont victimes de violences de la part des hommes et du fonctionnement de la société portugaise. Elles rient, ont de l’humour, affronte la fatalité parfois, s’amusent, tombent et se relèvent. En un mot comme en dix ; (sur)vivent ! Ces femmes sont dépeintes avec une justesse qui évoque au lecteur compassion et compréhension, et parfois l’inverse. Tout est nuancé avec une sérieuse maîtrise du ton, du rythme et des mots. J’ai eu la rare sensation de lire plusieurs romans en un peu plus de 300 pages. À la fois concises et efficaces, parfois labyrinthiques et dotées de points de vues multiples, ces nouvelles m’évoquent différentes époques du conte gothique au récit libertin, pour une œuvre complète et puissante qui m’a véritablement entraîné. Mention spéciale à la nouvelle « La Maison de l’Âpre-Vent ». Merci au Éditions Chandeigne pour ce magnifique objet littéraire !​ » Jean Grazzini de La nouvelle librairie sétoise.  
Elles s’appellent Isabela, Natacha, Adèle, Clarissa ou Dinora. Elles sont des mères parfaites, des épouses exemplaires, des adolescentes torturées, des créations de toutes pièces. Elles ont été kidnappées, séquestrées, elles ont mené des enquêtes et des doubles vies, elles ont vécu des gloires et des défaites. Elles ont menti, trompé (beaucoup), aimé (encore plus). Elles ont été des bourreaux, et des victimes : des hommes, de leur condition, de la société et bien souvent d’elles-mêmes. Elles ont parfois les mains sales mais toujours la tête haute. Elles sont drôles, touchantes, tristes, intrigantes. Elles portent en elles une folie et une mélancolie qu’elles ne craignent pas de révéler. Malgré les hommes, leur condition, la société. En onze nouvelles, Teresa Veiga joue avec les codes littéraires pour mieux troubler et dépoussiérer les canons de genre. Enquête policière, faux-conte gothique, récits aux accents libertins, faits-divers, pastiches de Sir Conan Doyle ou de Dickens : ces onze textes sont autant d’hommages à la littérature que des prouesses stylistiques où la nouvelliste excelle à sonder l’âme humaine et à révéler des anti-héroïnes aussi complexes qu’irrévérencieuses. Des anti-héroïnes pour lesquelles ont ressent de l’empathie et que l’on a, très certainement, croisées au détour d’une vie…   La traductrice Ana Maria Torres nous parle des Folles mélancolies