Aussi fascinante que la Prose du Transsibérien, de Blaise Cendrars, la poésie ferroviaire de Jorge de Lima (1893-1953) nous emporte à bord du G.W.B.R. (Great Western Brazilian Railway), dans une traversée démesurée, émerveillée. C’est un magnifique voyage sensoriel dans l’espace et le temps que propose La Poésie du Brésil, une somptueuse anthologie qui embrasse quatre siècles de poésie lusophone, depuis les « Immémoriaux », trois mythes des Indiens du Xingu, jusqu’à Maria Lucia Alvim (née en 1932). Cet inépuisable florilège fait généreusement découvrir la vitalité créatrice de cette poésie, où transparaissent l’exubérance et la splendeur de «l’île Brésil».
Le Mondes des livres
Cambrure. Celui, par exemple, de promener dans cet ouvrage un œil baladeur et impérieux, comme un alchimiste faisant le tour d’un laboratoire exotique pour détecter les ingénieuses mutations des avant-gardes transplantées sous les tropiques. Ou, à l’opposé, celui de vouloir flairer avec le métissage d’un poème la cambrure pouvant être estampillée “Brasil”.
L’Humanité
Max Carvalho donne une monumentale anthologie des chants d’un peuple, d’avant la découverte jusqu’aux contemporains.[…] Travail titanesque qui embrasse les oeuvres de 130 auteurs, depuis les Amérindiens et les premiers jésuites jusqu’aux modernistes contemporains.
Libération
Max de Carvalho est poète plus que professeur. Il nous offre une brassée de vers, de prosopopées, de chants de toutes les couleurs et de toutes rimes, dans laquelle chaque lecteur peut composer le bouquet de sa préférence. Il se garde de nous engager dans le labyrinthe des écoles littéraires, qui sont plus enchevêtrées qu’une forêt de l’Amazonie.
La Quinzaine littéraire
