Nos auteurs

José Maria Eça de Queiroz

1845-1900

Né à Póvoa de Varzim en 1845, fils de magistrat, José Maria Eça de Queirós (ou Queiroz) fait des études de droit à l’université de Coimbra de 1861 à 1866. Il participe à l’organisation des Conférences du Casino qui voit la naissance d’un groupe de nouveaux jeunes intellectuels, la Génération de 70 dont il fait partie avec Antero de Quintal, et qui signe un manifeste dans lequel est exprimée la volonté de réfléchir sur les changements sociopolitiques qui ont lieu au Portugal à cette époque. Après avoir été brièvement sous-préfet de Leiria, il entre dans la diplomatie. Nommé consul, il séjourne à La Havane de 1873 à 1874, en Angleterre de 1874 à 1888, à Paris de 1888 à 1900.

L’influence de ce parcours cosmopolite est manifeste dans son œuvre. D’abord par la palette de sa vaste culture. Ensuite par son sens aiguisé de la satire, car vivant ainsi de longues années loin de sa terre natale, il est sensible à ce qu’il y a d’étroit, d’archaïque et d’étriqué dans la société portugaise de son temps et n’hésite pas à la tourner en dérision dans ses récits. Paradoxalement, il ne cesse d’avoir la nostalgie du soleil portugais et des vieilles maisons du Douro. Ces sentiments à la fois complexes et contradictoires pour son pays font le charme et la marque de fabrique de la plupart de ses grands romans.

Figure de proue du réalisme au Portugal, il reste dans la littérature universelle non seulement comme un observateur clairvoyant de la réalité sociale, mais comme un virtuose de l’humour et de l’ironie. Avec Fernando Pessoa et Luis de Camões, il est l’un des figures maîtresses du Panthéon littéraire portugais.

A lire également : 202 Champs-Elysées, Le cousin Bazilio, La capitale, Le mandarin.

Paru chez Chandeigne

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