Denisa Kershova parle du beau Kô & Kô et offre un extrait de la composition musicale ! À l’écoute à partir de 1h49m.

À écouter en cliquant ici !

Adapté d’un célèbre conte des années 1930, celui de deux esquimaux en quête de soleil,ce livre illustré et audio mêle art, poésie et figures farfelues.

Nouvelle édition d’un ouvrage paru pour la première fois en 1933, cette version de Kô & Kô les deux esquimaux s’enrichit d’un CD. On pourra ainsi entendre la comédienne Maria de Medeiros conter les aventures pleines de charme de deux Inuits partis à la recherche du soleil, mais aussi une belle partition musicale originale où violon, clarinette et piano offrent un accompagnement énigmatique, aérien, à la narration.

Une grosse écriture manuscrite, une douzaine d’images d’une simplicité flirtant avec la naïveté, un papier épais : voici un livre d’art et d’artiste à auteur d’enfant, car les aventures qui s’y déroulent sont aussi farfelues que déroutantes. Croisant des phoques qui phoque-trottent, volant pour 50 centimes dans une cabine de première classe sur le dos d’un oiseau, les deux héros vont délivrer une jeune fille au gré de péripéties portées tant par les jeux de langue que par la fantaisie des auteurs.

Tartines bleues
Poétique, voire surréaliste (« la mer et le ciel sont deux tartines de confitures bleus »), le texte devient lyrique lorsqu’il évoque les figures arctiques que croisent en chemin Kô & Kô : l’Ours bourru, le cheval-six-pattes, le bonhomme-désolé, l’oiseau-de-grande-envergure.
Des silhouettes à découper et à placer sur les pages complètent cet album incontournable de la grande artiste portugaise qu’était Maria Helena Vieira da Silva.

Par Sylvie Neeman – Le Temps – Décembre 2019

Deux esquimaux sortent de leur igloo pour profiter du soleil : en chemin, ils font la rencontre des pingouins, puis de « l’ours bourru », des phoques, et de « l’oiseau de grande envergure »… Ils quittent leur région natale sur son dos – pour la modique somme de cinquante centimes – à la découverte de la planète. Si l’adulte prend conscience de l’aspect surréaliste de cette épopée, l’enfant se plaira à plonger dans un univers onirique, empreint de magie et de facéties. Publié en 1933, l’œuvre de la peintre Vieira da Silva est rééditée par les éditions Chandeigne ; les personnages à découper, à la fin de l’album, sont destinés à être promenés dans les différents planches à la manière d’un théâtre. Pour la narration du conte, Maria de Medeiros prête sa voix et sublime la poésie qui émane de cet album intemporel.

Par Mathilde Dondeyne – Onlalu – Décembre 2019

 

Kô & Kô : um património intemporal da literatura infantil luso-francesa

Imaginado há quase 90 anos, em 1933, pela célebre pintora portuguesa Maria Helene Vieira da Silva (1908-1992) e pelo escritor francês Pierre Gueguen (1889-1965), Kô & Kô les deux esquimaux acaba de ser reeditado pelas Éditions Chandeigne.

Esta saga surrealista de dois esquimós, bem ao estilo do período de entre guerras, conduz o pequeno leitor desde as paisagens glaciais do Grande Norte àas terras quentes de Port-Méridonial. Uma epopeia intemporal materializada em ilustrações e texto de qualidade dificilmente igualável. Enquanto objecto, o próprio livro não lhe fica atrás e é enriquecido por um CD (para quem já desmaterializou os seus hábitos de escuta existe a possibilidade de ouvir a história online). Nesse CD encontramos a narração da história pela actriz Maria de Medeiros, acompanhada pela música composta por Sérgio Azevedo. Um conto musicla de grande qualidade, ao nível da obra literária original. E então ao som do piano de Bruno Belthoise, do clarinete de Jean-Christophe Murer e do violino de Léo Belthoise que as crianças poderão folhear o livro ao ritmo das ilustrações de Vieira da Silva e das palavras interpretadas por Maria de Medeiros.

K^& Kô, os dois esquimós, acordam um dia no seu iglú e decidem aventurar-se pelas planícies geladas em busca do Sol. Eles encontram pinguins, ursos, focas, pássaros de grande envergadura que, mediante um pagamento de cinquenta cêntimos, os aceita com passageiros. Sentados nas costas do pássaro, os dois aventureiros veem do alto as paisagens do norte, as suas extensões de neve sem fim, as montanhas tocando as nuvens a atingem enfim a uma região mais a sul. Despedem-se do grande pássaro e continuam a viagem a pé – aproveitando, pelo caminho, graças à ajuda de um papagaio de papel, para salvar uma menina cativa num castelo – até chegarem ao mar que atravessam a bordo do barco Norte-Sul, desembarcando por fim em Porto-Meridonial.

Na cidade cheia de cor, aproveita para visitar o circo. Mesmo depois de adormeceram, já avançada vai a noite, Kô & Kô continuam a sua viagem, onírica desta vez. Eles agarram-se a uma estrela e, como se fosse um elevador, sobem até o céu…. de onde nunca regressaram.

Bem surrealista, claro, esta viagem de descoberta de mundos exóticos ficará, como já acontece há três gerações, bem gravada na memória das crianças do nosso tempo. Um livro a não perder.

Nuno Gomes Garcia – Lusojournal – Décembre 2019 

 

Saskia de Ville de France Musique présente Kô & Kô les deux esquimaux dans sa matinale. Diffusé le 16 novembre 2019.

À écouter à la vingtième minute en cliquant ici  ! 

L’album Kô & Kô les deux esquimaux de Vieira da Silva présenté par Florence Dutheil dans son émission “Enfantillages” sur Radio Protestante le 13 novembre 2019.

À écouter ici à 28 minutes et 35 secondes !

Voici pour finir la réédition du très bel album de la peintre Maria Helena VIEIRA DA SILVA avec un texte de Pierre GUEGEN, l’épopée surréaliste et initiatique de deux esquimaux, Kô et Kô, partis en quête du Soleil. L’ « oiseau-de-grande-envergure » les emmène au septième ciel pour cinquante centimes. Les blancs paysages du Nord sont saupoudrés de neige comme du sucre, les montagnes semblent des œufs à la neige, les fillettes sont des sapinettes « aux bras blancs, aux bas blancs, aux robes roses »… Le livre avec CD-audio est lu par Maria de Medeiros et mis en musique par Sérgio Azevedo. L’enfant peut l’animer en manipulant des formes qu’il aura découpées et le livre devient une scène de théâtre… Que c’est beau !